Cendrillon

Le XIXe siècle en musique

turqueries, chinoiseries et nuits romantiques

Pour la troisième année consécutive, le festival « L’Opéra au village » révèle la richesse musicale du XIXe siècle. Après les « turqueries » en 2006, en héritage de Mozart, ce furent les « chinoiseries » en 2007, parodies musicales et politiques autour de Napoléon III. Cette année, nous entrons dans l’intimité du salon de George Sand où elle accueille, à la fin du XIXe siècle, les grands artistes de son temps.

Pauline Viardot

Pauline Viardot était la fille cadette de la famille Garcia. Son père, Manuel Garcia, chanteur, professeur de chant, compositeur et imprésario, introduisit l’opéra italien aux États-Unis ; son fils, Manuel Garcia, chanteur lui aussi, conçut une discipline qui réunit la médecine et la musique par des recherches sur la voix humaine ; la fille aînée, Maria Garcia-Malibran, atteignit les sommets de la gloire comme chanteuse et représente encore aujourd’hui une figure emblématique du romantisme. Et alors, Pauline……

Quelle femme exceptionnelle ! Moins belle que « la » Malibran, pianiste hors pair, Pauline Garcia-Viardot est également pédagogue, professeur de chant et compositrice d’opéras et d’œuvres pour piano et chant. Polyglotte, elle a vécu aux États-Unis et au Mexique, à Bruxelles, à Londres, Saint-Pétersbourg et surtout Baden-Baden et Paris. Elle fascine par son cercle étendu d’amis illustres, grands musiciens, peintres et écrivains, qui fréquentèrent assidûment son salon à Baden-Baden et Paris : Meyerbeer, Gounod, Saint-Saëns, Fauré, Massenet, Berlioz, Liszt, Clara Schumann, Wagner, Delacroix, Tourgueniev le plus proche, George Sand son amie de cœur, Dickens…

Cendrillon

Le spectateur est invité dans l’ambiance musicale du salon de George Sand au temps de Nohant (création), avec les compositions des amis prestigieux de Pauline. La seconde partie révèle Cendrillon, opéra de salon de Pauline Viardot composé en 1904 pour ses amis musiciens et ses élèves.